Feuillen Licot, 1er photographe nivellois

La photographie, une invention révolutionnaire

En 1816, un an avant la naissance de Feuillen Licot, la photographie était virtuellement inventée, mais pas commercialisée. En mai de cette année-là, à Chalon-sur-Saône, Nicéphore Nièpce réussit à fixer, avec de l'acide nitrique, une image sur du papier imprégné de chlorure d'argent et disposé dans une chambre noire. Vingt-trois ans avant l'invention du négatif sur papier de Talbot et Bayart, et avant le lancement, la même année, du daguerréotype, cette découverte allait révolutionner les années à venir;

 

Entre 1816 et 1821, Nièpce obtiendra des résultats, non seulement sur papier,mais aussi sur verre et sur métal, notamment sur planches d'étain.

 

1822 fut retenue comme l'année officielle de l'invention de la photographie.

 

En 1826, Louis Jacques  Mandé Daguerre, peintre-décorateur de Paris, prit contact avec Nièpce.

 

 

Nicéphore Nièpce

Monument à la mémoire de Nicéphore Nièpce, à Chalon-sur-Saône

Le 14 décembre 1829, un contrat d'association fut signé entre Daguerre et Nièpce, reconnaissant formellement que ce dernier était bien l'inventeur de la photographie. ils la définissaient comme "un moyen nouveau de fixer les vues qu'offre la nature sans avoir recours à un dessinateur". Le 5 juillet 1833, Nièpce quitta ce monde à l'âge de 68 ans.

 

Au fil des années, daguerre améliora l'invention de Nièpce et baptisa celle-ci "daguerréotypie", en espérant s'attribuer le mérite de cette fabuleuse découverte et repousser dans l'ombre la mémoire de son grand associé en ne laissant, à travers ce néologisme, que son nom à la postérité.

 

C'est en 1839 que la photographie fut commercialisée. Elle obtint directement un retentissement mondial à l'instar du premier pas de l'homme sur la Lune, 130 ans plus tard !

 

Feuillen Licot avait alors 22 ans.

 

Très vite, des ateliers luxueux proliférèrent en Europe et aux États-Unis. le succès du daguerréotype fut universel et le seul système utilisé auprès du public jusqu'en 1860. Dans les années 1850, des daguerréotypistes ambulants parcouraient les villes et les campagnes.

 

 

La "Gazette de Nivelles et de l'Arondissement" du 25 septembre 1858

En septembre 1858, on trouve trace du passage à Nivelles du photographe ambulant H. Dondez au 42, faubourg de Namur (le faubourg de Namur commençait, à cette époque, au boulevard Fleur de Lys). Il est arrivé de Londres en 1852. En 1854, il officiait à Tournai, Grand-Place, du 1er au 7 de chaque mois, à Mons Grand-Place, du 7 au 15 et à Cambrai du 16 au 30. C'était donc bien un photographe itinérant.

 

Le daguerréoytpe avait cependant deux défauts importants : la fragilité et l'impossibilité de reproduire la photo en plusieurs exemplaires. Apparemment, Feuillen Licot n'utilisa jamais ce système.

 

Vers 1858-1860, le public et les photographes professionnels adoptèrent enfin l'invention de Talbot et Bayart : le calotype qui permit de faire progresser rapidement la photographie en utilisant un cliché-papier (négatif) qui servit à reproduire à l'infini une même vue.

 

C'est en mars 1860, à l'âge de 42 ans, que Feuillent Licot débute ses activités de photographie à Nivelles en inscrivant son nom dans la cité aclote comme étant le tout premier photographe installé à demeure à Nivelles. À ce jour, nous n'avons malheureusement pas pu trouver une seule photo le représentant.

Feuillen Licot, artiste philanthropique