Feuillen Licot, photographe de 1860 à 1881

On ne risque pas de se tromper en affirmant que Feuillen Licot fut le tout premier photographe installé à demeure à Nivelles. Ce n'était certes pas son métier principal, mais à coup sûr, une activité à part entière qui, étant donné son sens artistique, complétait admirablement bien sa fonction de directeur de l'Académie de dessin de Nivelles.

 

En 1858, Feuillen Licot était propriétaire d'une maison avec cour, située rue de Namur, à côté de celle faisant le coin de la rue du Géant. En 1860, c'est à cet endroit qu'il a installé son atelier de photographie. Le 24 mars 1860, il fait paraître une annonce dans La Gazette de Nivelles et de l'Arrondissement pour signaler aux Nivellois qu'il vient d'ouvrir un atelier de photographie, sans toutefois notifier l'adresse.

La Gazette de Nivelles de de l'Arrondissement du 24 mars 1860

Le premier atelier de photographie de Feuillen Licot était situé rue de Namur. Cette photo date du début des années 1900. L'atelier est à gauche (magasin de chaussures). La maison existe toujours. 

La Gazette de Nivelles du 10 octobre 1863

 

 

Feuillen Licot fut l'un des membres fondateurs de l'Association Belge de Photographie et participa à l'exposition de cette société en 1875 en y présentant ses planches de cours de géométrie photolithographiées.

 

En 1878, un catalogue sur la Belgique à l'exposition universelle de Paris nous apprend que Feuillen Licot, photographe à Nivelles, obtient une médaille de bronze.

 

Feuillen Licot quittera ce monde inopinément à Bruxelles, le 28 mars 1881. Ses funérailles eurent lieu à l'église du Saint-Sépulcre à Nivelles. Son collègue, M. Vanhaelen, honorera sa mémoire. Il sera enterré dans le cimetière de Nivelles.

 

Après le précurseur Feuillen Licot, d'autres photographes renommés feraont leur apparition sur le sol nivellois à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle, tels Auguste et Emmanuel Despret en 1869, Hector Basse, vers 1896, Théo Goffin-Tamine vers 1893, Edmond Decrolier vers 1903 et certaiins moins connus tels Macaux L. vers 1905 et J. Fossin vers 1891. D'autres suivront leurs sillons. À une époque où la photographie traditionnelle est en train de disparaître au profit de la photographie numérique, il est bon de se souvenir de ces photographes pionniers qui ont pu, à leur façon, pénétrer dans nos foyers en laissant dans nos cœurs l'image d'un(e) aïeul(e) disparu, une vue du vieux Nivelles, des documents historiques d'une valeur sentimentale et patrimoniale inestimables qu'il faut préserver et transmettre aux générations futures.